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Jean-Claude avait muri son projet de randonnée dans la Vallée des Merveilles depuis quelques années. Enfin, le moment était venu : il avait un groupe de huit « chamois » selon son expression favorite, prêts à partir à la découverte d’un monde extraordinaire au cœur du Mercantour.

 

Françoise,_ses_photos_(1) (Copier)

 

Tout a commencé dimanche 15 juillet par la visite du Musée des Merveilles à Tende qui nous a donné les connaissances de base suffisantes pour mesurer l’étendue … de notre ignorance. Malgré un dossier soigneusement documenté et illustré que Jean-Claude nous avait envoyé bien avant le départ, nous savions peu de choses de ces 40.000 figures gravées entre -3.500 et – 1.500 avant JC dans deux vallées en pleine montagne vers 2.200 à 2.700 m d’altitude.

Des armes : poignards, haches, hallebardes, des « corniformes », silhouettes de têtes de taureaux représentant le dieu maître de la pluie et de la foudre, des « réticulés », périmètres découpés en parcelles représentant la terre cultivée, symbolisant  la déesse-mère nourricière, des attelages de corniformes tirant des araires, et quelques figures anthropomorphes, certaines stylisées et bizarres. La visite de ce bel équipement culturel avait excité notre curiosité et nous étions impatients de découvrir la vallée des Merveilles et le val de Fontanalba.

Nous rejoignons Casterino en fin d’après-midi et l’hôtel des Mélèzes où un dîner particulièrement soigné et un lit douillet nous attendent. Nous y préparons méticuleusement nos sacs avec le strict nécessaire à notre itinérance qui se terminera au même hôtel jeudi après-midi.

 

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Lundi matin, nous partons pour le refuge de Valmasque sous un ciel variable en adoptant un rythme mesuré pour éviter de nous fatiguer inutilement. Les bouquetins sont d’une familiarité étonnante alors que les marmottes sont très discrètes.

En début d’après-midi, quelques gouttes, mais le refuge, blotti juste au bord du lac Vert, nous offre son hospitalité juste à temps pour éviter le plus fort de l’averse. Jean-Claude nous a réservé un dortoir rien que pour nous : un luxe ! La table de ce refuge est à la hauteur : une soupe de produits frais, de la polenta, … un sucre au génépi après le gâteau pour les amateurs …